Une maison a besoin d’énergie.
Pour être chaude en hiver.
Fraîche en été.
Éclairée le soir.
Pour produire de l’eau chaude, cuisiner, travailler, communiquer et faire fonctionner tous les équipements qui accompagnent notre quotidien.
Pendant longtemps, nous nous sommes peu demandé d’où venait cette énergie.
Elle était disponible.
Il suffisait de la consommer.
Aujourd’hui, une autre réflexion apparaît.
C’est ainsi que nous envisageons l’autonomie chez Casa Bio.
Non pas comme une rupture avec le monde extérieur.
Mais comme une évolution.
Lorsque l’on parle de maison autonome, on imagine parfois une habitation totalement isolée, déconnectée de tous les réseaux.
Ce n’est pas notre vision.
Entre une maison entièrement dépendante de l’extérieur et une maison totalement autonome, il existe une multitude de possibilités.
Consommer moins.
Conserver naturellement une température agréable.
Produire une partie de son énergie.
Utiliser cette énergie lorsqu’elle est disponible.
En conserver une partie pour plus tard.
Être capable de maintenir certains usages lorsque le réseau devient indisponible.
Chaque étape permet à la maison de gagner un peu en autonomie.
La première étape n’est pas forcément de produire de l’énergie.
Elle consiste à se demander pourquoi nous en avons autant besoin.
Une maison qui devient rapidement brûlante en été devra utiliser beaucoup d’énergie pour retrouver une température confortable.
Une maison qui perd rapidement sa chaleur en hiver devra être continuellement chauffée.
Dans les deux cas, nous compensons par des équipements ce que la maison n’arrive pas à faire naturellement.
Nous préférons commencer autrement.
Protéger la maison du soleil.
Ralentir l’entrée de la chaleur.
Conserver la chaleur lorsqu’il fait froid.
Profiter de la fraîcheur lorsque les températures redescendent.
Utiliser intelligemment l’orientation, l’ombre, les matériaux et les caractéristiques de la maison.
Une maison qui demande moins d’énergie est déjà une maison plus autonome.
En Corse, une ressource accompagne une grande partie de nos journées :
Il arrive sur les toitures, les terrasses et les terrains sans que nous ayons besoin de le transporter jusqu’à nous.
Une maison peut aujourd’hui transformer une partie de cette ressource en énergie directement utilisable sur place.
Elle ne fait alors plus que consommer.
Petit à petit, notre relation à l’énergie change.
On apprend à regarder ce que la maison produit.
À utiliser certains équipements au bon moment.
À faire coïncider davantage nos besoins avec les ressources disponibles.
La maison devient plus active.
Le soleil ne correspond évidemment pas toujours aux moments où nous avons besoin d’électricité.
La maison peut produire beaucoup en journée alors que ses occupants consomment davantage le soir.
Il devient alors possible, lorsque le projet le justifie, de conserver une partie de l’énergie produite pour l’utiliser plus tard.
La journée prépare ainsi une partie de la soirée.
Cette capacité ouvre une nouvelle étape vers l’autonomie.
Nous sommes habitués à ce que l’énergie soit disponible en permanence.
C’est souvent lorsqu’elle disparaît que nous réalisons combien notre quotidien en dépend.
Une coupure de réseau peut suffire à arrêter une grande partie de la maison.
Pour certains projets, l’autonomie consiste donc aussi à réfléchir à ce qui devrait continuer à fonctionner.
L’éclairage ?
Un réfrigérateur ?
Certains appareils ?
Des équipements indispensables à la maison ?
Les besoins ne sont pas les mêmes pour chacun.
L’objectif n’est pas nécessairement de faire fonctionner toute la maison comme si rien ne s’était passé.
Et de réfléchir à la manière de le préserver.
L’autonomie n’est pas uniquement une histoire de technologie.
Elle peut aussi nous ramener vers des solutions extrêmement simples.
Profiter de l’air frais de la nuit.
Créer de l’ombre avant que le soleil atteigne les vitrages.
Conserver la chaleur plutôt que d’en produire continuellement.
Adapter certains usages aux heures où l’énergie est disponible.
Et retrouver, lorsque cela correspond à la maison et à ses occupants, le plaisir d’une chaleur produite autrement.
C’est parfois apprendre à mieux utiliser ce que l’on possède déjà.
L’autonomie se voit aussi dans la manière dont une maison réagit au climat.
En août, elle doit savoir se protéger.
En janvier, elle doit savoir conserver.
Pendant les journées ensoleillées, elle peut produire.
Le soir, elle peut utiliser une partie de ce qu’elle a conservé.
Et lorsque les conditions extérieures changent, elle doit pouvoir s’adapter.
Une maison plus autonome n’est donc pas seulement une maison équipée.
Une maison capable de mieux traverser les saisons et les imprévus.
Vivre sur une île nous rappelle que les ressources ne sont pas infinies et que tout ce que nous consommons ne vient pas nécessairement de tout près.
Dans le même temps, notre territoire possède des ressources remarquables.
Le soleil.
Un climat permettant de profiter largement de la lumière naturelle.
Des nuits qui peuvent contribuer au rafraîchissement lorsque la maison sait en profiter.
Et une tradition du bois et du feu profondément liée à certaines parties de notre territoire.
L’autonomie consiste aussi à regarder ce qui existe autour de nous.
Pour une famille, l’objectif sera peut-être simplement de réduire ses consommations.
Pour une autre, de produire une partie importante de son électricité.
Certains voudront pouvoir utiliser le soir l’énergie produite pendant la journée.
D’autres seront particulièrement sensibles à la possibilité de conserver certains usages pendant une coupure.
Et certains voudront aller beaucoup plus loin.
Il n’y a pas une bonne réponse.
Nous imaginons l’autonomie comme un parcours.
Une maison qui se protège mieux du froid et de la chaleur.
Utiliser l’énergie au bon endroit et au bon moment.
Transformer une ressource disponible sur place en énergie pour la maison.
Pouvoir utiliser plus tard une partie de ce qui a été produit.
Réfléchir aux usages que l’on souhaite préserver lorsque l’extérieur devient indisponible.
Toutes les maisons n’ont pas besoin d’aller jusqu’au bout.
Chaque étape a déjà du sens par elle-même.
L’autonomie est souvent présentée uniquement sous l’angle économique.
Combien vais-je économiser ?
Combien vais-je produire ?
En combien de temps ?
Ces questions sont légitimes.
Mais elles ne racontent pas tout.
Il existe aussi quelque chose de plus difficile à mesurer.
Voir le soleil et savoir que la maison produit.
Traverser une journée très chaude en constatant qu’elle résiste mieux.
Sentir la chaleur rester plus longtemps en hiver.
Savoir que certaines choses ont été pensées pour continuer à fonctionner en cas d’imprévu.
Cette sensation a une valeur différente.
Pendant longtemps, nous avons ajouté des équipements aux maisons pour répondre à chaque nouveau besoin.
Plus chaud ?
On chauffe davantage.
Trop chaud ?
On refroidit davantage.
Plus d’électricité ?
On en consomme davantage.
L’habitat de demain peut suivre une autre logique.
Réduire les besoins.
Utiliser les ressources disponibles.
Produire localement lorsque c’est possible.
Conserver ce qui peut l’être.
Et utiliser la technologie là où elle apporte réellement quelque chose.
Casa Bio souhaite accompagner cette évolution.
Au départ, il y avait déjà une question de confort et d’énergie.
Puis les solutions ont évolué.
L’amélioration de l’enveloppe de la maison.
La chaleur.
La production d’énergie.
Le stockage.
La gestion des consommations.
Ces métiers peuvent sembler différents.
Pour nous, ils racontent aujourd’hui la même histoire.
C’est cette vision qui nous anime.
Votre maison est peut-être déjà bien isolée.
Peut-être produit-elle déjà de l’énergie.
Ou peut-être que tout reste à imaginer.
L’autonomie ne commence pas nécessairement par de grands travaux.
Elle commence souvent par une question :
Puis une deuxième :
C’est à partir de là que nous pouvons réfléchir ensemble.
Parlons de votre maison.
[Imaginer mon projet avec Casa Bio]
Cette page présente notre vision de l’habitat et de l’autonomie.
Les solutions techniques — isolation, confort d’été, production solaire, stockage de l’énergie, alimentation de secours et chauffage — sont volontairement détaillées ailleurs.
Retrouvez l’expertise technique Casa Bio sur casa-bio.com.